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http://www.ukremb.ma/ fr http://www.ukremb.ma/ http://www.ukremb.ma/Adoption-de-la-Loi-de-l-Ukraine.html 2006-12-07 08:41:41

Le 28 novembre 2006 une Loi de l’Ukraine « Sur la Grande Famine (Holodomor) de 1932-1933 en Ukraine » a été adoptée par la Verkhovna Rada (Parlement) de l’Ukraine, à l’initiative de S.E.M. Viktor Iouchtchenko, Président de l’Ukraine, avec quelques amendements proposés par S.E.M. Oleksandr Moroz, Président de la Verkhovna Rada. Selon les dispositions de cette Loi, la Grande Famine (Holodomor) de 1932-1933 est qualifiée de génocide du Peuple ukrainien. Le préambule de ladite Loi comporte entre autres une définition du génocide, conforme aux normes internationales en vigueur dans le domaine.

La Loi stipule que « toute contestation publique du fait de la Grande Famine (Holodomor) de 1932-1933 en Ukraine sera perçue en tant que profanation de la mémoire des millions de victimes de la Grande Famine, atteinte à l’honneur du Peuple ukrainien et à la légalité ».

Le Cabinet des Ministres (Gouvernement) de l’Ukraine est chargé de déterminer le statut et les fonctions de l’« Institut ukrainien de la Mémoire nationale » en tant qu’organe du pouvoir central exécutif compétent dans la matière de gestion des questions relatives à la Grande Famine, ainsi que d’assurer son fonctionnement moyennant une clause spéciale dans le budget d’Etat. Le Gouvernement en coopération avec la mairie de Kyiv la capitale devront également pourvoir à la construction du Monument aux victimes des Famines en Ukraine, à l’occasion du 75me anniversaire de la Grande Famine de 1932-1933.

2006-12-07T08:41:41Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Appel-a-la-communaute.html 2006-09-20 14:09:25

La Grande Famine des années 1932-1933 en Ukraine (Holodomor) n’est pas un simple épisode du passé révolu mais un acte de terrorisme massif commis par le pouvoir communiste à l’encontre des populations civiles qui n’est pas voué à la dispense par ancienneté, ni à l’oubli. Elle a été et elle reste toujours une plaie ouverte dans la mémoire génétique de la nation ukrainienne. Dix millions d’Ukrainiens ont été exterminés par la famine artificiellement provoquée en vue d’atteindre un objectif politique : celui de l’affaiblissement et de l’élimination de la paysannerie ukrainienne libre qui avait servi de la base sociale pour toute la nation.

Cette tragédie impressionne non seulement par le nombre des victimes, surtout parmi les enfants, mais aussi par une longue période de mise sous silence et par la persistance de la confrontation politico-idéologique. Les paysans ukrainiens assassinés ne sont toujours pas reconnus comme des victimes de la terreur politique. L’amnésie morale inhérente à certaines forces politiques héritères de l’idéologie communiste criminelle se dresse en obstacle devant la reconnaissance de la Grande Famine de 1932-1933 en tant qu’acte de génocide. Les témoins du crime partent vers l’au-delà, ne laissant derrière eux que des preuves écrites, la mémoire historique se flétrisse, à sa place il n’y a rien, sauf les pierres tombales et les croix anonymes. Les propos à ce sujet de M. Viktor Iouchtchenko, Président de l’Ukraine, restent de l’actualité, lorsqu’il a précisé dans son intervention au siège de l’ONU en septembre 2005 que « le monde doit savoir la verité sur tous les crimes commis contre l’humanité. C’est seulement ainsi que nous tous serons assurés que jamais plus l’indifférence n’encouragera les criminels. »

Bientôt ce sera le 75me anniversaire de la tragédie de Holodomor. Durant toutes ces années, à commencer par l’appel de M. Oleksandre Choulghyn, Président en exil de la République Populaire d’Ukraine, adressé à la Ligue des Nations en été 1933, la communauté mondiale ukrainienne milite en faveur d’une qualification politico-juridique appropriée de ce crime. En 1988 suite à l’initiative du Congrès mondial des Ukrainiens libres une Commission internationale d’enquête sur les raisons et les conséquences de la Grande Famine de 1932-1933 en Ukraine a commencé ses travaux avec à sa tête M. Jacob Sundberg, professeur de l’Université de Stockholm, l’un des participants de la table ronde « Grande Famine de 1932-1933 en Ukraine – tragédie à l’échelle mondiale » organisée dans le cadre du 4me Forum Mondial des Ukrainiens.

La proclamation de l’indépendance de l’Ukraine dont le 15me anniversaire est célébré maintenant a permis de relancer non seulement les recherches scientifiques sur la Grande Famine, mais aussi les processus de sa qualification politico-juridique dans le monde entier. Les Parlements des dix pays (Etats-Unis, Canada, Estonie, Argentine, Australie, Italie, Hongrie, Lithuanie, Georgie, Pologne) ont reconnu la Grande Famine de 1932-1933 en tant que génocide de la nation ukrainienne, ayant exprimé de cette manière leur position par rapport à cet ignoble crime. La déclaration commune des 63 pays adoptée au cours de la 58me session de l’Assemblée Générale de l’ONU a pour la première fois introduit dans le vocabulaire politique international le terme de « Holodomor », ayant témoigné ainsi de l’historicité de cette tragédie de la nation ukrainienne. En avril 2006 M. Borys Tarassiouk, Ministre des Affaires Etrangères de l’Ukraine, a exhorté ses homologues des pays de la CEI de reconnaître la Grande Famine en Ukraine comme l’acte de génocide.

Le fait historique de Holodomor génocide a été prouvé par les hitoriens ukrainiens et étrangers en s’appuyant sur les documents d’archives. Il a été confirmé aussi par les participants de la table ronde, avec prise en compte des opinions et interprétations différentes.

Nous lançons cet appel à tous les gens de bonne volonté partout où ils vivent de garder et de respecter la mémoire de la Grande Famine, de contribuer par tous les moyens à la diffusion de la vérité à propos de cette tragédie.

Nous nous adressons au Président de l’Ukraine, au Cabinet des Ministres de l’Ukraine avec la demande d’introduire dans leurs ordres du jour la question d’adoption d’un acte approprié sur la reconnaissance de la Grande Famine de 1932-1933 en Ukraine en tant que génocide de la nation ukrainienne, avec l’audition des experts scientifiques et des témoins, de prévoir le financement de la construction à Kyiv du Complexe mémorial « Holodomor de 1932-1933 ». Nous demandons le Président de l’Ukraine d’introduire dans le calendrier officiel le Jour de commémoration des victimes de la Grande Famine de 1932-1933.

Nous appelons les Gouvernements et les Parlements du monde entier, les autorités centrales et locales, les organisations non-gouvernementales, tous les gens de bonne volonté sur la Terre de participer aux commémorations annuelles des victimes de la Grande Famine de 1932-1933 en Ukraine, de contribuer à la diffusion dans les mass-médias de la vérité sur Holodomor, ainsi qu’à sa reconaissance comme l’acte de génocide de la nation ukrainienne.

Luttons ensemble contre toutes formes d’idéologie ou de pouvoir totalitaire et despotique, contre la violation des droits et des libertés de l’homme !

Que vive éternellement le souvenir des paysans ukrainens victimes de la Grande Famine !

2006-09-20T14:09:25Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Sur-la-tenue-du-4me-Forum-mondial.html 2006-09-20 14:03:40

Le 4me Forum mondial des Ukrainiens s’est tenu à Kyiv du 18 au 20 août dernier, ayant rassemblé les délégués de la diaspora ukrainienne des 43 pays du monde entier, avec la participation des responsables du Secrétariat du Président et du Cabinet des Ministres de l’Ukraine, des députés du Parlement, des représentants des milieux politiques et associatifs ukrainiens, plus de 3500 personnes au total. Au cours des débats les intervenants ont beaucoup critiqué les autorités ukrainiennes pour le manque d’attention envers les problèmes et les besoins des Ukrainiens résidents à l’étranger, tout en souhaitant une meilleure coordination des activités des organismes publics compétents dans la matière de coopération avec la diaspora ukrainienne.

M. Viktor Iouchtchenko, Président de l’Ukraine, a pronocé un grand discours devant les délégués du Forum dans lequel il a insisté sur la nécessité d’assurer la stabilité politique, l’accélération du développement économique, l’augmentation du niveau de vie des populations en Ukraine, ainsi que de développer et de renforcer les liens entre l’Etat ukrainien et les Ukrainiens résidents à l’étranger. Dans ce contexte il a prôné la création d’un mécanisme efficace de coopération avec la diaspora ukrainienne, avec l’allocation des moyens budgétaires appropriés non seulement en ce qui concerne le volet culturel, mais aussi ceux politique, écomomique, scientifique et technique.

M. Borys Tarassiouk, Ministre des Affaires Étrangères de l’Ukraine, a insisté dans son intervention que c’est justement son Ministère qui doit assumer la tache de coordination de la coopération entre les autorités et la diaspora ukrainiennes. A cette fin une Direction chargée des Ukrainiens résidents à l’étranger a été créée au sein du Ministère, ce qui a permis de concrétiser et de canaliser le travail effectué dans le domaine. Le 26 juillet dernier le Cabinet des Ministres de l’Ukraine a approuvé le « Programme national de coopération avec les Ukrainiens résidents à l’étranger jusqu’à 2010 ». Le Ministre a aussi informé les délégués sur la mise en oeuvre du programme de financement public des nombreux projets proposés par les associations ukrainiennes dans plusieurs pays du monde.

Selon M. Tarassiouk, son Ministère applique les efforts considérables afin de soutenir les Ukrainiens expatriés après la chute de l’URSS. L’Ukraine a déjà signé 13 accords bilatéraux internationaux et intergouvernementaux sur les conditions d’emploi des Ukrainiens, ainsi que sur leur protection juridique et sociale dans les pays d’accueil. Il a également saisi l’occasion pour confirmer que le cap sur l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et à l’OTAN demeure inchangé.

Au cours du Forum les délégués ont pu participer dans les travaux de 20 ateliers thématiques, notamment ceux linguistique, culturologique, d’enseignement, d’information, de politologie, de droit, de protection de la santé et de l’énvironnement, de la société civique, de service social, des organisations de jeunesse, des communautés religieuses, des anciens prisonniers politiques, victimes de répression et de déportation, etc. Les propositions concrètes adoptées par ces différents ateliers ont été soumises à l’examen des autorités compétentes ukrainiennes qui sont tenues à les intégrer sans délai dans leurs programmes d’activités et d’assurer ainsi leur mise en oeuvre pratique.

Le Ministère des Affaires Etrangères de l’Ukraine a organisé dans le cadre du Forum une table ronde consacrée à la Grande Famine de 1932-1933 en Ukraine, ce qui a permis d’attirer une fois de plus l’attention de la communauté internationale vers cette tragédie. Les participants ont également pu s’échanger des informations sur les différentes manifestations programmées en 2007-2008 dans le cadre de commémoration du 75me anniversaire de la Grande Famine, afin de pouvoir mieux coordonner leurs efforts et ainsi obtenir un écho favorable à l’échelle internationale. A cette occasion ils ont aussi adopté un « Appel à la communauté internationale, aux Gouvernements et aux Parlements des pays du monde entier », tout en les invitant de reconnaître la Grande Famine de 1932-1933 en Ukraine comme l’acte de génocide de la nation ukrainienne.

Les délégués du Forum ont procédé à l’élection des nouveaux membres de bureau du Conseil ukrainien mondial de coordination (la structure non-gouvernementale qui organise périodiquement les Forums mondiaux des Ukrainiens) qui sera désormais présidé par M. Dmytro PAVLYCHKO, ancien Ambassadeur d’Ukraine en Pologne et en Slovaquie, personnalité notoire dans les milieux politiques et associatifs ukrainiens.

2006-09-20T14:03:40Z text/html fr http://www.ukremb.ma/LE-NOUVEAU-GOUVERNEMENT-EN-UKRAINE.html 2006-09-05 15:20:36

Verkhovna Rada (Parlement) de l’Ukraine a nommé le 4 août 2006 Monsieur Viktor IANOUKOVITCH au poste du Premier ministre de l'Ukraine. La candidature de M. IANOUKOVITCH a été soutenue par 271 voix des députés.

Composition du gouvernement de M. Viktor IANOUKOVITCH :

Premier vice-premier ministre, Ministre des finances – M. Mykola AZAROV,

Vice-premier ministre, Ministre de la construction, de l’architecture et des services municipaux M. Volodymyr RYBAK,

Vice-premier ministre – M. Andriy KLUYEV,

Vice-premier ministre – M. Dmytro TABATCHNYK,

Ministre des affaires étrangères – M. Borys TARASSIOUK,

Ministre de la politique agraire – M. Yuriy MELNYK,

Ministre des affaires intérieures – M. Yuriy LUTSENKO,

Ministre de l'économie – M. Volodymyr MAKOUKHA,

Ministre de la culture et du tourisme – M. Ihor LIKHOVYI,

Ministre de la défense – M. Anatoliy GRYTSENKO,

Ministre de l’enseignement et de la science – M. Stanislav NIKOLAYENKO,

Ministre de la santé publique – M. Yuriy POLIATCHENKO,

Ministre de l’environnement – M. Vassyl DJARTY,

Ministre des hydrocarbures et de l’industrie énergétique – M. Yuriy BOYKO,

Ministre de l’industrie houillère – M. Sergiy TULUB,

Ministre du travail et de la politique sociale – M. Mykhailo PAPIYEV,

Ministre de la politique industrielle – M. Anatoliy GOLOVKO,

Ministre du transport et des télécommunications – M. Mykola RUDKOVSKIY,

Ministre chargé de la famille, de la jeunesse et du sport – M. Yuriy PAVLENKO,

Ministre chargé des situations extraordinaires – M. Viktor BALOGA,

Ministre de la justice – M. Roman ZVARYCH,

Ministre du Cabinet des ministres – M. Anatoliy TOLSTOOUKHOV,

Ministre chargé des relations avec le Parlement – M. Ivan TKALENKO.

2006-09-05T15:20:36Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Sur-l-entretien-du-President-de-l.html 2006-07-25 13:48:55

Le 24 juillet 2006 S.E.M. Viktor Iouchtchenko, Président de l’Ukraine, a reçu dans son bureau S.E.M. Borys Tarassiouk, Ministre des Affaires Etrangères de l’Ukraine. La situation au Proche-Orient a fait l’objet de l’entretien, notamment en ce qui concerne le travail des Ambassades ukrainiennes accréditées dans la région accompli dans le cadre de l’évacuation des ressortissants ukrainiens du territoire de la République Libanaise.

Le Ministre a informé le Président de la bonne exécution de ses instructions relatives à l’organisation de l’évacuation des ressortissants ukrainiens du Liban. Selon S.E.M. Borys Tarassiouk, à ce jour suite aux efforts conjoints du Ministère des Affaires Etrangères de l’Ukraine et des Ambassades ukrainiennes au Liban, en Syrie et en Israёl près d’un millier de ressortissants ukrainiens ont pu être évacués. « Le concours approprié a été accordé aussi bien aux ressortissants des autres pays, y compris de la Fédération russe », a-t-il souligné.

A ce propos S.E.M. Viktor Iouchtchenko a suggéré que le Ministère continue à suivre le développement de la situation au Proche-Orient, afin de pouvoir lui soumettre par la suite ses propositions sur une possible contribution ukrainienne aux efforts internationaux en vue d’obtention du cessez-le-feu et du rétablissement de la paix dans cette région.

Une autre partie de l’entretien a été consacrée à l’assurance de stabilité de la politique extérieure de l’Ukraine. Le Président a demandé à toutes les missions diplomatiques en dehors de l’Ukraine de porter le message rassurant de ce point de vue partout où elles se trouvent. « Le cap sur l’intégration européenne et euroatlantique reste inchangé, puisqu’il correspond aux intérêts nationaux de l’Ukraine. J’espère que toutes les forces politiques en Ukraine en sont conscientes. J’ai l’intention de faire l’usage actif de mes prérogatives constitutionnelles dans la matière de gestion des activités politiques extérieures », a insisté le Chef de l’Etat.

Le Président a fait état de la préoccupation des pays du monde face à la situation en Ukraine. « Actuellement il existe un danger réel de l’isolation de l’Ukraine sur le plan international, vu que certaines forces politiques seraient disposées à entamer une marche arrière dans le domaine de la démocratie et des transformations démocratiques », a-t-il remarqué dans ce contexte, tout en se déclarant résolu à « leur empêcher d’agir ainsi ».

La décision prise par le Président sur le sort du Parlement et du Gouvernement sera annoncée dans les délais prévus par la Constitution. « Cette décision sera basée sur la Loi fondamentale, avec la prise en considération de tous les facteurs inhérents à l’actuelle situation politique bien compliquée », a assuré S.E.M. Viktor Iouchtchenko. Il a en même temps souligné que la Verkhovna Rada (le Parlement) est elle aussi tenue à respecter sans faille la Constitution et les Lois de l’Ukraine, à ne pas s’adjuger les fonctions des autres branches du pouvoir et « à ne pas se permettre même une ombre de réflexion sur une éventuelle usurpation du pouvoir ».

« Cela ne sera tolérable ni pour la société ukrainienne, ni pour le monde entier », a dit le Président.

Au cours de l’entretien S.E.M. Borys Tarassiouk a également fait état des résultats du Sommet informel récent de la Communauté des Etats indépendants (C.E.I.) A cet égard le Chef de l’Etat a demandé d’analyser les propositions présentées par le Président de Kazakhstan S.E.M. Noursoultan Nazarbaїev qui assure actuellement la présidence tournante de la C.E.I. A part cela, le Ministre des Affaires Etrangères a présenté un compte-rendu de la mise en oeuvre des instructions du Chef de l’Etat concernant les négociations avec l’Union Européenne sur la facilitation du régime des visas pour les ressortissants ukrainiens.

2006-07-25T13:48:55Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Declaration-du-Ministere-des,120.html 2006-07-17 10:14:38

C’est avec une profonde inquiétude que l’Ukraine perçoit une nouvelle flambée de violence au Proche-Orient, provoquée par l’enlèvement des deux militaires israéliens par des milices affiliées au groupement libanais de Hezbollah, ainsi que par les actions menées par l’armée israélienne en guise de réponse.

Cela est d’autant plus regrettable parce que les hostilités ont pour résultat la mort des civils innocents, ainsi que la destruction des infrastructures publiques d’importance capitale.

Ces évènements qui se déroulent sur le fond du regain constant de la tension israélo-palestinienne constituent la plus grave crise de ces dernières années qui menace de se propager sur toute la région, en y entraînant d’autres Etats voisins.

Le Ministère des Affaires Etrangères de l’Ukraine appelle toutes les parties concernées à renoncer à l’usage de force, tout en se concentrant sur la recherche des solutions de compromis, y compris avec la médiation internationale, afin de prévenir l’escalation du conflit, ainsi que d’éviter de nouvelles victimes parmi les populations civiles.

2006-07-17T10:14:38Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Sur-le-dixieme-anniversaire-de-la.html 2006-06-28 10:31:37

La Constitution prévoit que le système juridique national fonctionne selon le principe de suprématie de la Loi, sans que les raisons politiques quelles qu’elles soient puissent avoir de l’effet sur la justice. C’est un acte de la plus grande valeur juridique, ce qui signifie que tous les autres lois et réglements lui doivent être totalement conformes. Les normes de la Constitution sont directement applicables, c’est-à-dire, les citoyens peuvent saisir les tribunaux dans le but de protéger leurs droits et leurs libertés en se référant à la Constitution elle-même.

Il est clair que l’adoption de la Constitution ne résout pas par elle-même le problème de la mise en oeuvre de toutes les innovations qu’elle contient. C’est pourquoi la Constitution parle aussi de la nécessité d’adopter toute une série de nouvelles lois qui devraient concrétiser les droits, les libertés et les obligations des citoyens dans de nombreux domaines de la vie sociale, ainsi que l’organisation et le fonctionnement des autorités publiques centrales et locales.

La durée considérable des réformes du système de pouvoir publique engagées après l’adoption de la nouvelle Constitution paraît être un phénomène tout à fait naturel pour un pays qui a abandonné le totalitarisme au profit du régime démocratique. Durant toutes ces 10 années après l’adoption de la Constitution l’Ukraine s’est familiarisée avec les standards européens de la culture politique et de la vie économique. Pourtant c’est surtout après la Révolution orange de 2004 que notre pays s’est résolument engagé sur la voie de construction de la société civique, en favorisant un système des valeurs et des normes ethiques qui prônent la conciliation des libertés individuelles avec la responsabilité sociale des citoyens.

A partir du 1er janvier 2006 les amendements à la Constitution sont entrés en vigueur, adoptés par la Verkhovna Rada (Parlement) de l’Ukraine en 2004. Cela n’est qu’une réforme partielle du système de pouvoir qui est devenue effective seulement après les élections parlementaires du 26 mars dernier. La réduction des compétences exclusives du Président en faveur du Premier ministre et du Parlement est censée à devenir un gage de l’accomplissement des réformes démocratiques à tous les niveaux de la vie sociale et politique de l’Ukraine.

Les racines profondes des traditions démocratiques du peuple ukrainien ont permis à privilégier le consensus au moment critique de l’accession à l’indépendance, à éviter les violentes confrontations internes auxquelles pratiquement tous les pays post-soviétiques n’ont malheureusement pas échappé. Les Ukrainiens ont pu surmonter un grand nombre des cataclysmes économiques et sociaux, ce qui leur permet d’être optimistes, de croire en leurs propres forces et d’espérer un meilleur sort pour les générations à venir.

2006-06-28T10:31:37Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Sur-la-designation-du-Consul.html 2006-06-20 09:15:51

Le 19 juin 2006 une cérémonie de la signature du contrat sur les fonctions et les obligations du Consul honoraire de l’Ukraine à Nouakchott, République Islamique de Mauritanie, Madame CHEBIH CHEIKH MALAININE a eu lieu dans les locaux de l’Ambassade d’Ukraine au Royaume du Maroc, en présence des diplomates ukrainiens et mauritaniens accrédités à Rabat.

Du côté ukrainien le contrat a été signé par S.E.M. BORYS HUDYMA, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Ukraine, qui à cette occasion s’est déclaré convaincu que le fonctionnement du Consulat honoraire d’Ukraine à Nouakchott favorisera le développement futur des relations commerciales, économiques, culturelles et scientifiques entre les deux pays. Il s’est dit aussi persuadé que le dynamisme et la persévérance du Consul honoraire de l’Ukraine à Nouakchott assurera la représentation compétente des intérêts d’Ukraine, la protection des droits et des intérêts légaux des personnes physiques et morales ukrainiennes sur le territoire de la Mauritanie, notamment dans le domaine des pêches maritimes.

Il a fait valoir que la nomination du Consul honoraire de l’Ukraine à Nouakchott en ce moment crucial de la période transitoire que connaît la Mauritanie actuellement constitue un signal fort de la compréhension et du soutien par l’Ukraine libre et démocratique des efforts de la Mauritanie visant à assurer le développement économique, la suprématie de la loi, la bonne gouvernance, la cohésion sociale, le respect des droits et des libertés de tous les Mauritaniens.

De son côté Madame CHEBIH CHEIKH MALAININE, Consul honoraire de l’Ukraine à Nouakchott, a assuré qu’elle ferait tout son possible pour favoriser le développement des relations bilatérales mauritano-ukrainiennes mutuellement avantageuses, ce qui correspond aux intérêts des deux pays et des deux peuples.

2006-06-20T09:15:51Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Sur-les-consultations-politiques.html 2006-06-06 13:22:55

Le 2 juin 2006 le cinquième round des consultations politiques entre le Ministère des Affaires Étrangères de l’Ukraine et le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc a eu lieu à Kyiv, Ukraine. La délégation ukrainienne a été conduite par M. Valeriy Rylach, Directeur du Troisième département territorial du MAE de l’Ukraine, la délégation marocaine – par M. Lotfi Aouad, Directeur des Affaires Européennes du MAEC du Maroc.

Au cours des consultations les Parties ont fait valoir leur intérêt réciproque pour le développement conséquent de la coopération pluridimensionnelle et mutuellement avantageuse, au niveau bilatéral tout comme au niveau multilatéral. Dans ce contexte les discussions ont porté sur les questions relatives à la dynamisation du dialogue politique bilatéral, au développement des relations économiques et commerciales, de la base juridique conventionnelle, à l’intensification de la coopération dans les domaines de la culture, de l’éducation, du tourisme, à l’introduction du régime des voyages sans visas pour les touristes ukrainiens, ainsi qu’à la coopération dans le domaine de la lutte contre l’immigration illégale, le terrorisme international, etc.

Une attention particulière a été accordée à la question de signature dans les meilleurs délais de l’Accord entre le Cabinet des Ministres de l’Ukraine et le Gouvernement du Royaume du Maroc sur la création de la Commission mixte intergouvernementale de la coopération dans les domaines économique, commercial, scientifique, technique et culturel, censé de devenir un outil efficace de la dynamisation de la coopération bilatérale.

Les Parties ont convenu de la tenue du prochain round des consultations politiques en 2007 à Rabat.

2006-06-06T13:22:55Z text/html fr http://www.ukremb.ma/Etat-actuel-et-perspectives-des.html 2006-05-25 10:03:39

Les relations entre l’Ukraine et l’Union européenne ont débuté en décembre 1991, lorsque le Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas qui à l’époque avait assuré la présidence tournante de l’UE, a adressé une lettre, dans laquelle au nom de l’Union européenne il a reconnu l’indépendance ukrainienne.

L’Accord sur le partenariat et la coopération (l’APC) entre l’Ukraine et l’UE, signé le 16 juin 1994, entré en vigueur le 1 mars 1998, constitue une base juridique conventionnelle des relations, ayant marqué le début de la coopération dans un vaste chantier des relations politiques, commerciales, économiques et humanitaires.

Actuellement dans le cadre de l’APC sept priorités de la coopération entre l’Ukraine et l’UE sont à mentionner : énergie, commerce et investissements, justice et affaires internes, harmonisation de la législation ukrainienne avec celle européenne, protection de l’environnement, transport, coopération transfrontalière, coopération dans le domaine des sciences, des technologies et de l’espace cosmique.

Le dialogue dans le cadre du partenariat Ukraine – UE se développe dans les formes du Sommet annuel Ukraine – UE avec la participation du Président de l’Ukraine, du Conseil de coopération avec la participation du Premier-ministre de l’Ukraine, du Comité de coopération, du Comité de coopération parlementaire, des consultations régulières Ukraine – Troїka de l’UE, des consultations permanentes des experts. Annuellement l’Ukraine et l’UE tiennent à peu près 80 rencontres officielles, consultations de haut niveau et consultations des experts.

L’intégration européenne demeure une priorité principale et constante de la politique extérieure de l’Ukraine. Le Président de l’Ukraine dans son message du juin 2002 à la Verkhovna Rada (Parlement) de l’Ukraine a défini l’intégration européenne comme une composante principale de la stratégie du développement économique et social de l’Ukraine pour une décennie à venir.

La progression actuelle du dialogue entre l’Ukraine et l’UE s’appuie sur l’application par l’Ukraine de sa Stratégie d’intégration à l’UE, sur le respect par les parties contractantes des dispositions de l’APC et du Plan d’action dans le cadre de la Politique européenne de Voisinage (la PEV). L’Ukraine est convaincue que la mise en oeuvre de ces documents contribuera au renforcement des liens entre l’Ukraine et l’UE en phase de son élargissement, tout en créant ainsi des conditions requises au passage dans le futur vers la nouvelle qualité des relations avec l’UE. L’implémentation appropriée du Plan d’action devrait aussi favoriser une intégration conséquente dans le marché interne de l’UE, ce qui pourrait aboutir à la création de la zone de libre-change avec l’UE. Le but final politique du Plan d’action est la signature d’un nouvel accord-cadre avec l’UE, qui devra remplacer l’actuel APC qui expire au début de 2008. La Partie européenne a d’ailleurs reconnu le progrès substantiel enregistré par l’Ukraine dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan d’action Ukraine –UE.

Restant en dehors de l’UE, l’Ukraine s’associe efficacement à la réalisation de la Politique europénne de sécurité et de défense (PESD). Notre pays participe aux Missions de Police de l’UE en Bosnie-Herzégovine et en Macédoine. La base légale d’une telle coopération est assurée par l’Accord sur la participation de l’Ukraine dans les opérations de gestion des crises de l’UE, signé le 13 juin 2005.

La présentation par l’Ukraine d’une nouvelle initiative concernant le réglement du conflit en Transnistrie est devenue un événement remarquable dans ses relations avec l’UE qui lui a résérvé un accueil favorable. Les efforts de l’Ukraine visant à faire avancer le processus de réglement de ce « conflit rampant » ont eu pour conséquence une augmentation de la confiance envers l’Ukraine en tant qu’acteur influent dans le domaine de la sécurité et de la stabilité en Europe. L’UE reconnaît aussi le grand potentiel industriel et technologique de l’Ukraine dans le domaine de défense, ce qui se traduit notamment par la pratique de l’invitation de notre pays à participer dans les exercices militaires à côté des unités de combat européennes.

La coopération commerciale et économique entre l’Ukraine et l’UE se développe dynamiquement. Les volumes du chiffre d’affaire dans le comerce bilatéral et des investissements étrangers directs progressent d’une année à l’autre. La part de l’UE dans le volume total du comerce extérieur des marchandises et des services de l’Ukraine atteint 33,6%, soit plus qu’un tiers de l’activité économique extérieure ukrainienne est orientée vers le marché européen. Le volume du commerce des marchandises avec l’UE en 2005 a été de 19,8 milliards de dollars US, y compris les exportations de 9,0 milliards de dollars US, les importations de 10,8 de dollars US. Ceci dépasse de 4,8% les chiffres de 2004. Le volume du commerce des services avec l’UE en 2005 a été de 3,0 milliards de dollars US, y compris les exportations de 1,7 milliards de dollars US, les importations de 1,3 milliards de dollars US, ce qui dépasse de 30,4% les chiifres de 2004.

Pour les neuf premiers mois de 2005 les investissements directs en Ukraine en provenance des pays de l’UE ont augmenté de 12,3%, ayant atteint 5,4 milliards de dollars US. Les plus grands investisseurs parmi les pays de l’UE sont le Chypre, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Pays-Bas. Les investissements directs ukrainiens vers les pays de l’UE ont aussi augmenté jusqu’à 54,7 millions de dollars US, soit de 23,7%.

Les deux parties ont fait des efforts dans le but de faciliter et d’élargir l’accès réciproque à leurs marchés internes. Ainsi, deux accords ont été signés, notamment dans le domaine du commerce de certains produits sidérurgiques et des produits de textile. Le 30 décembre 2005 la décision de l’UE d’octroyer à l’Ukraine le statut de l’économie de marché dans le cadre de la législaion antidumping européenne est entrée en vigueur. L’Ukraine et l’EU coopèrent activement au sein du Groupe de travail qui examine la demande ukrainienne d’adhésion à l’OMC. L’adhésion de l’Ukraine à l’OMC devra permettre de commencer les négociations sur le projet de l’accord portant la création de la zone de libre-change entre l’Ukraine et l’UE, quoique les études préparatoires sont déjà en cours dans ce domaine.

Selon les estimations des deux parties, la coopération dans le domaine de la justice et de l’intérieur a de loin dépassé les limites prévues par l’APC. Les deux parties mettent en oeuvre toute une série des mesures dans les domaines de la migration et de l’asile, de la coopération frontalière et de la politique de visas, de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, de la coopération dans le but d’assurer la suprématie de la Loi, d’améliorer le système juridique, de la coopération des organismes chargés de la justice et du maintien de l’ordre public. Les négociations sur les accords de réadmission et de la libéralisation du régime des visas sont en cours entre l’Ukraine et l’UE.

L’Union européenne apporte un soutien financier et technique substantiel aux réformes engagées par l’Ukraine dans le domaine de la justice, du renforcement des structures de protection des frontières, du développement d’un système efficace de l’accueil des réfugiés, de la lutte contre le blanchissement des capitaux, la traite des êtres humains et le trafic des drogues.

Ces dernières années la coopération entre l’Ukraine et l’UE dans le domaine de l’énergie a beaucoup évolué, notamment en ce qui concerne le nucléaire et la protection de l’environnement. Ainsi, grâce au soutien de l’UE l’Ukraine procède actuellement à la modernisation de son système des gazoducs, un groupe des experts mixte s’occupe des questions de la création des réserves pétrolières et du contrôle de la qualité des produits pétroliers, une étude de faisabilité technique a été effectuée dans le cadre du projet de construction d’une prolongation de l’oléoduc Odessa – Brody jusqu’à Plock (port sur la Mer baltique en Pologne), d’autres études sont menées concernant le développement des sources alternatives de l’énergie, la modernisation de l’industrie houillère, etc.

Cette action sera encore plus développée pendant la période de 2006-2008 conformément au Mémorandum de la compréhension mutuelle concernant la coopération dans le domaine énergétique, signé le 1er décembre 2005 dans le cadre du Sommet Ukraine – UE. Ce document englobe cinq domaines d’une coopération élargie : sécurité nucléaire, intégration des marchés de l’énergie électrique et du gaz, sécurité des réseaux d’approvisionnement en énergie électrique et en hydrocarbures, réforme structurelle, augmentation des standards de la sécurité et de la protection de l’environnement dans l’industrie houillère, efficacité de la consommation de l’énergie.

L’Union européenne demeure le plus grand donateur en Ukraine. Depuis 1991 le volume total des aides européennes dans le cadre du programme TACIS, du domaine des macrofinances, ainsi que des aides humanitaires a atteint le montant de plus d’un milliard d’euros. Signé en 2005 et ratifié en février 2006, un accord-cadre entre l’Ukraine et la Banque européenne d’investissement permettra d’utiliser les ressources de cette institution financière européenne dans le cadre de la mise en oeuvre des projets infrastructurels en Ukraine.

2006-05-25T10:03:39Z text/html fr